lundi 12 novembre 2012

Le gouvernement Kirchner partage-t-il la politique iranienne sur la disparition de l’Etat d’Israël ?



« L'art de persuader a donc pour objet la manière dont les hommes consentent à ce qu'on leur propose et aux conditions qu'on veut faire croire. »[1] .

L’impact négatif national et international qu’a provoqué la rencontre irano-argentine du 29 octobre dernier à Genève laisse plusieurs questions en suspens et la politique étrangère argentine en mauvaise posture, car elle a participé et co-organisé une activité diplomatique au service de Téhéran.   Les critiques de ce rendez-vous manqué portent à la fois sur la forme et sur le fond : elles  touchent, entre autres aspects, à la sécurité internationale, la non-prolifération, la politique étrangère du gouvernement Kirchner et  ses relations avec Israël,  sa position face à la politique guerrière de l’Iran,  ses alliances avec les pays satellites iraniens en Amérique Latine et ailleurs.

Le régime iranien est connu dans le monde pour sa politique de haine viscérale à l’encontre de l’Etat d’Israël[2],  pour sa volonté à tout prix de se procurer l’arme nucléaire pour attaquer ce pays, pour la politique de prolifération balistique, par le soutien aux groupes armés terroristes dans le monde, par sa position anti américaine, pour être un régime qui viole les droits de l’homme et la liberté de la presse. La justice argentine considère que les responsabilités de hauts fonctionnaires et de membres de services de renseignement iraniens sont engagées dans les attentats qui ont eu lieu à Buenos Aires  contre l’ambassade d’Israël[3] et l’AMIA[4] , et restent à ces jours impunis. 

Le gouvernement Kirchner partage-t-il la politique iranienne sur la disparition de l’Etat d’Israël ?

[1] L’art de persuader (1660) de Blaise Pascal
[2] Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a  déclaré à plusieurs reprises, que le « principal problème » du monde islamique serait l’existence d’Israël, qualifié ce pays de « tumeur cancéreuse sioniste au cœur du monde islamique » et qu’Israël serait « rayé de la carte » et « effacé de la page du temps »…Source : divers journaux internationaux
[3] L'attentat à la bombe du 17 mars 1992 contre l'ambassade d'Israël à Buenos Aires, a fait 29 morts et 242 blessés
[4] L'attentat de l'AMIA est une attaque à la voiture piégée qui  a eu lieu le 18 juillet 1994 et a détruit un bâtiment abritant plusieurs associations ou organisations juives (dont l'Association Mutuelle Israélite Argentine AMIA), faisant 84 morts et 230 blessés à Buenos Aires

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