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dimanche 12 février 2012

L’intelligence compétitive appliquée à la culture

Introduction 


« Il y a deux sortes de connaissances : connaître le sujet soi-même ou savoirnous pourrons trouver l'information” par James Boswell, dans La vie du Dr Johnson, 1791.

En période de bouleversements géostratégiques, ou dans un contexte de crise mondiale, bien des organisations, privées ou gouvernementales, ont tendance à s’enfermer dans le court terme par manque de lisibilité de l’avenir. Ce climat d’incertitude n’est pas propice à l’investissement et à l’innovation. Pour autant, beaucoup d’entre elles ont tendance à regarder la prospective comme un exercice, si ne n’est inutile, du moins accessoire. Pourtant, cet exercice a moins pour objectif de prédire l’avenir que d’aider les acteurs publics et privés à mieux affronter les situations imprévisibles. Comment cela?

Pour rester compétitifs, ou tout simplement pour survivre et s’adapter, nous devons désormais maîtriser notre environnement de la façon la plus efficace possible. Cette étape doit tout d’abord débuter par une meilleure analyse et un contrôle de l’information, afin de fournir les outils de la décision stratégique.
         
L’Intelligence compétitive facilite en effet la hiérarchisation des informations pertinentes, cachées dans un flot de nouvelles de plus en plus vaste. Cette méthodologie consiste en une aide concrète pour toute organisation, afin qu’elle puisse détecter les signaux faibles qui annoncent les ruptures technologiques, informationnelles et marketing, qui vont redéfinir le paysage sectoriel à moyen terme.

L’information globale, ciblée, traitée, devient donc la matière première stratégique essentielle pour la planification et l’aide à la décision. L’interprétation, et par ce mode, la connaissance des données multisectorielles, se transforment en éléments clés de la performance. Tout décideur a besoin non seulement d’être informé en temps réel, mais surtout d’analyses pertinentes de cette information, lui donnant sa valeur ajoutée. Lire la suite  Intelligence culturelle

lundi 9 mai 2011

La connaissance comme pilier stratégique décisionnel des acteurs publics et privés : regards croisés



Mots clés : connaissance, information, renseignement, données, intelligence, compétitivité, intelligence économique, gestion de la connaissance,

« …savoir distinguer les avantages et les inconvénients de chaque chose… » Miyamoto Musashi[1]

Introduction

La gestion de la connaissance[2] est un des piliers essentiels dans un contexte concurrentiel où l’information constitue la principale richesse des structures. C’est un atout pour les décideurs, et de son bon management dépend, en grande partie, la survie d’une organisation. Cette connaissance est d’abord un instrument de communication, de partage de l’intelligence organisationnelle et de coopération. Ensuite, elle est le vecteur  des donnés, d’information non traitée, ainsi que de renseignements au service des acteurs publics et privés. Finalement, elle devient par l’interaction ainsi que par les échanges et communications entre les individus, un facteur de cohésion et de capitalisation des capacités. Elle rapproche les personnes et augmente le capital d’intelligence d’une organisation. Enfin, la gestion des connaissances n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour atteindre des objectifs concrets ayant un lien direct avec l’activité de l’entreprise[3]

Les acteurs publics et privés ont besoin de ces données car connaître leur environnement externe et interne, c’est maîtriser des indicateurs pour mieux anticiper, pour réagir ou agir, soit sur un marché soit sur un espace temporel. C’est aussi réfléchir dans un univers compétitif et disposer d’une aide avantageuse à la prise de décision car « …La connaissance qui est en rapport avec l’action n’est pas simplement accumulée, puis laissée sans emploi ; elle est classée et cataloguée de manière à être utilisable quand la nécessité s’en fait sentir… »[4]  

Par des résultats obtenus selon les principes de la méthode déductive[5] , les décideurs ont accès à des contenus multisectoriels servant d’information outil.  Une fois interprétée, élaborée puis valorisée, l’information devient stratégique et un instrument de puissance. Les frontières ou les limites d’accès aux informations sont déterminées par le décisionnaire lui-même selon ses intérêts professionnels. Dans cette organisation de réflexion  et d’action, la pensée d’Alfarabi demeure d’actualité : « L’homme possède trois facultés pour connaître : la perception, l’imagination et la raison (théorique et pratique) »[6]



[1]Traité des cinq roues de Miyamoto Musashi, cinquième principe Vent.. Ed. Albin Michel 1983
[2] «…Est un ensemble des méthodes et des techniques permettant d’identifier, d’analyser, d’organiser, de stocker et de fournir des connaissances aux membres de l’organisation, en particulier les savoirs créés par l’entreprise elle-même (Recherche et Développement) aux acquis de l’extérieur (Intelligence Economique)... C’est un ensemble de processus de valorisation de l’activité et de la compétence de l’entreprise, s’appuyant sur la circulation et la capitalisation des connaissances générées par l‘utilisation des nouvelles technologies de l’information.  In  « le management des connaissances : Mythe ou réalité ? »  Gérard Donnadieu, article mai 2002 http://www.afscet.asso.fr/resSystemica/Pau%202006/DonnadieuTXT.pdf
[3] « … a donc pour but de conserver, de transmettre et de développer les connaissances. Il s’agit d’un véritable processus de valorisation du savoir impliquant tous les acteurs de l’organisation, le tout dans le but de faciliter la prise de décision. Ce processus se décompose en différentes étapes de création, d’enrichissement, de capitalisation, de validation et de diffusion de la connaissance. »,  in « Gestion des connaissances. Outils et applications du knowledge management » Gilles Balmisse, Ed. Vuibert, 2002
[4] John Dewey (1859-1952) « Comment nous pensons » Ed Les empêcheurs de penser en rond. Le Seuil. 2004
[5] Cette méthode est à la base de la démarche expérimentale, théorisée notamment par Roger Bacon en 1268 dans On Experimental Science.
[6] …et l’imagination a trois fonctions : a) elle fonctionne comme un réservoir d’impressions sensibles après la disparition des objets de la perfection ; b) elle combine les impressions sensibles pour former une image sensible complexe et c) elle produit des imitations… »,  in Histoire de la Philosophie Politique, Joseph Cropsey et Leo Strauss, Ed. Presse Universitaire de France,  1994.

jeudi 4 juin 2009

Observatoire d'Etudes Stratégiques de l'Union pour la Méditerranée



Déclaration de Paris

Nous, les participants à la conférence d’installation de l’Observatoire d’études stratégiques de l’Union pour la Méditerranée qui se tient à Paris le jeudi 4 juin 2009 organisée par l’Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie, l’Université Complutense de Madrid et l’Association Internationale Francophone d’intelligence économique suite à la rencontre de lancement tenue à Madrid le 16 avril 2009 ;

Œuvrant  au rapprochement permanent du monde de l’université, du monde des entreprises et des sociétés civiles;

Considérons,

-          que le monde méditerranéen par la diversité de ses cultures et la richesse de ses réseaux de savoir constitue une source d’intelligence collective et de développement inexploitée ;
-          qu’il convient de mieux la cerner pour mieux l’utiliser à des fins de coopération et de développement au sein de son univers, entre son univers et les autres mondes.

Affirmons que l’espace méditerranéen doit se doter d’une force de frappe coopérative capable de forger de nouvelles alliances face aux périls contemporains qui ne peuvent plus être résolus seuls.

Dans le but d’apporter une dynamique d’innovation et de création de projets concrets pour que vive l’Union pour la Méditerranée ;

Déclarons que  l’Observatoire d’Etudes Stratégiques de l’Union pour la Méditerranée est créé ;

Décidons de lancer au titre du nouvel Observatoire, les projets suivants :

-          Mise en place d’un dispositif d’anticipation et de résolution des risques liés à   l’insécurité politique et à ses conséquences économiques et politiques ;

-          Lancement d’un groupe de travail sur les enjeux des industries culturelles dans l’espace méditerranéen ;

-          Création d’une « fabrique à projets innovants » dans le domaine de l’artisanat, de l’industrie, des services et de l’éducation ;

et de restituer les premiers résultats de ces travaux en novembre 2009 à l’occasion d’une conférence qui se tiendra en Espagne.

A Paris, le jeudi 4 juin 2009